07 février 2007
Le ministre promet un million
En venant signer les conventions qui régissent les labels « pôle d’excellence rurale », Christian Estrosi, ministre à l’Aménagement du territoire, a ouvert les cordons de la bourse.
La visite d’un ministre est toujours une aimable occasion de s’échanger des civilités, mais soyons honnêtes, quand un ministre parle dans la France profonde, on attend toujours de savoir quel est le montant des aides qu’il va promettre. Sur ce plan, Christian Estrosi « grand ami de Dominique Paillé » (il ne cesse de la proclamer à chaque discours et ils furent nombreux hier) a été plutôt généreux : 750 000 € pour la promotion des énergies renouvelables et 250 000 € pour l’action plus globale sur le département en faveur d’un développement touristique lié à la pierre (géologie et carrières).
Accueilli à Saint-Varent en début d’après-midi il a salué les efforts qui seront entrepris en Thouarsais avec la création du Parc TIPER (parc des énergies renouvelables sur le site de l’Etamat) et le développement des chaudières à bois. A Saint-Varent le projet d’un complexe sportif, baptisé « Zéro CO2 » s’appuie par exemple sur la fourniture électrique solaire. La collectivité a prévu 271 000 € pour ce poste et espérait une aide substantielle de la Région « mais cette subvention sera très réduite ». Le ministre a sauté sur l’occasion pour montrer que la région chère à Ségolène Royal « était, en l’occurrence, bien timide ». Il a promis un coup de pouce sur ce dossier.
Pour le second pôle consacré à la « pierre et aux hommes » le soutien sera moins conséquent et plus diffus car le Thouarsais devra partager avec d’autres secteurs (comme celui de Thénezay par exemple où sont prévues des promenades aménagées). Quoi qu’il en soit ces procédures mettent en lumière un aspect qui témoigne de l’intérêt assez large qu’ils suscitent : en effet des privés sont partis prenantes. A Thouars, le futur Super U développera 2000m² de panneaux photovoltaïques et à Saint-Varent la carrière Roy s’ouvrira plus volontiers au public.
NR du 22.12.06
Commentaires
M. Dominique Paillé attire l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées sur le déconventionnement des médecins spécialistes. Mécontents des tarifs qui encadrent leurs actes, un nombre très important de médecins spécialistes ont déjà décidé de pratiquer des honoraires libres ou envisagent de le faire. Or la fermeture presque totale du secteur à honoraires libres, d'une part, et la faiblesse des rémunérations prévues par le conventionnement, d'autre part, obligent ces médecins soit à multiplier leurs actes, diminuant ainsi le temps de consultation, soit à se contenter d'un revenu annuel faible au regard de leurs longues années d'études et du temps qu'ils consacrent à leurs patients. Le maintien de la situation actuelle est donc impossible car inéquitable. Elle est contraire à la reconnaissance légitime à laquelle ces professionnels de santé ont droit. Aussi, il lui demande de préciser ce que le Gouvernement envisage afin d'améliorer la situation de ces professionnels qui quotidiennement sont au service de tous nos concitoyens.
Dominique Paillé, député UMP des Deux-Sèvres, " doute " qu'une majorité se dégage pour voter le projet de loi autorisant le rapprochement. Il prône des participations croisées avec baisse à 51 % de la part de l'État dans GDF.
Hyperactif à l'Assemblée, Dominique Paillé rédige des centaines de questions au gouvernement. Il relaie les soucis de ses électeurs. Et se démène en faveur de causes très variées. En 2004, ce féru de culture a rédigé un rapport favorable aux métiers artistiques.
un bon mot, une formule. Jean-Pierre Raffarin, ancien président de la région Poitou-Charentes, et Dominique Paillé, député des Deux-Sèvres, rivalisent ainsi pour apporter des dossiers qui nourriront la critique de l'action de Ségolène Royal dans sa région. Mais les difficultés actuelles des socialistes ont calmé bon nombre de rancoeurs à droite.
Le député des Deux-Sèvres aime à jouer le poil à gratter du gouvernement.
Thierry Breton est sorti de ses gonds. Le ministre des Finances a immédiatement fait savoir à son ami Brice Hortefeux que les déclarations de Dominique Paillé, réputé sarkozyste, contre le projet de fusion GDF-Suez, étaient «inacceptables». «C'est une entorse grave à la cohésion de la majorité», s'est-il répandu en demandant que Nicolas Sarkozy fasse rentrer dans le rang le député.
«Je n'ai reçu aucun coup de téléphone me demandant de me taire», rétorque, bravache, le député UMP des Deux-Sèvres. Même s'il jure n'obéir en rien à des instructions venues du QG de l'UMP, il prétend que ses positions contre la privatisation permettent d'«élargir la base de l'UMP et de prévenir les risques d'un CPE bis». Ces critiques, Dominique Paillé les a déjà formulées avant l'été. Mais depuis la mi-août, Nicolas Sarkozy a donné son accord au projet de fusion (lire ci-contre). «Dans les réunions avec Nicolas, il a toujours un avis décalé, c'est son style», note un proche du ministre d'État. Cet ancien directeur d'hôpital passé par le PSU de Rocard, et le centrisme militant a toujours pratiqué le contre-pied, quittant François Bayrou, dont il était un intime, après sa défaite aux présidentielles de 2002.
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