05 février 2007
L'UMP dénonce "le vide sidéral" et "l'esquive" permanente de Mme Royal
PARIS (AFP) - L'UMP a dénoncé mardi "le vide sidéral" des propositions de la candidate socialiste Ségolène Royal et l'a accusée de "pratiquer en permanence l'esquive".
Dans un communiqué, l'UMP a ajouté s'inquiéter également des "commentaires déplacés" de la candidate socialiste en matière de politique étrangère, au moment où une déclaration de Mme Royal sur la souveraineté du Québec fait polémique au Canada.
"Après huit jours d'omniprésence médiatique de Mme Ségolène Royal, force est de constater le vide sidéral de ses propositions pour les Français", ont affirmé les porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse et Luc Chatel.
"Mme Royal nous dit attendre la confrontation projet contre projet, mais pour débattre, encore faut-il être deux, et ne pas pratiquer en permanence l'esquive", ont-il ajouté. Selon les porte-parole de l'UMP, "Nicolas Sarkozy dit tout avant pour tout faire après", mais "en ce qui concerne Ségolène Royal, ne rien savoir avant ne rassure pas pour après".
Le député UMP Dominique Paillé a jugé mardi que "l'attitude" de Ségolène Royal "de renvoi systématique", à plus tard, de ses réponses aux questions de fond devenait "de plus en plus inquiétante et de moins en moins compréhensible". Dans une déclaration à l'AFP, l'élu sarkozyste a estimé que la candidate socialiste, interrogée mardi sur Europe 1, "a fait des ronds dans l'eau, esquivé toutes les questions de fond et n'a présenté aucune des idées de son projet".
Pour lui, "cette attitude de renvoi systématique, soit au 11 février, soit pire encore à un futur gouvernement, pour prendre des décisions concernant l'énergie, le domaine social et bien d'autres sujets, devient de plus en plus inquiétante et de moins en moins compréhensible pour les Français".
"Il est temps qu'elle nous dévoile son véritable projet, sauf à penser qu'il s'agit d'un projet fantôme", a conclu le député des Deux-Sèvres.
Commentaires
M. Dominique Paillé attire l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées sur le déconventionnement des médecins spécialistes. Mécontents des tarifs qui encadrent leurs actes, un nombre très important de médecins spécialistes ont déjà décidé de pratiquer des honoraires libres ou envisagent de le faire. Or la fermeture presque totale du secteur à honoraires libres, d'une part, et la faiblesse des rémunérations prévues par le conventionnement, d'autre part, obligent ces médecins soit à multiplier leurs actes, diminuant ainsi le temps de consultation, soit à se contenter d'un revenu annuel faible au regard de leurs longues années d'études et du temps qu'ils consacrent à leurs patients. Le maintien de la situation actuelle est donc impossible car inéquitable. Elle est contraire à la reconnaissance légitime à laquelle ces professionnels de santé ont droit. Aussi, il lui demande de préciser ce que le Gouvernement envisage afin d'améliorer la situation de ces professionnels qui quotidiennement sont au service de tous nos concitoyens.
Dominique Paillé, député UMP des Deux-Sèvres, " doute " qu'une majorité se dégage pour voter le projet de loi autorisant le rapprochement. Il prône des participations croisées avec baisse à 51 % de la part de l'État dans GDF.
Hyperactif à l'Assemblée, Dominique Paillé rédige des centaines de questions au gouvernement. Il relaie les soucis de ses électeurs. Et se démène en faveur de causes très variées. En 2004, ce féru de culture a rédigé un rapport favorable aux métiers artistiques.
un bon mot, une formule. Jean-Pierre Raffarin, ancien président de la région Poitou-Charentes, et Dominique Paillé, député des Deux-Sèvres, rivalisent ainsi pour apporter des dossiers qui nourriront la critique de l'action de Ségolène Royal dans sa région. Mais les difficultés actuelles des socialistes ont calmé bon nombre de rancoeurs à droite.
Le député des Deux-Sèvres aime à jouer le poil à gratter du gouvernement.
Thierry Breton est sorti de ses gonds. Le ministre des Finances a immédiatement fait savoir à son ami Brice Hortefeux que les déclarations de Dominique Paillé, réputé sarkozyste, contre le projet de fusion GDF-Suez, étaient «inacceptables». «C'est une entorse grave à la cohésion de la majorité», s'est-il répandu en demandant que Nicolas Sarkozy fasse rentrer dans le rang le député.
«Je n'ai reçu aucun coup de téléphone me demandant de me taire», rétorque, bravache, le député UMP des Deux-Sèvres. Même s'il jure n'obéir en rien à des instructions venues du QG de l'UMP, il prétend que ses positions contre la privatisation permettent d'«élargir la base de l'UMP et de prévenir les risques d'un CPE bis». Ces critiques, Dominique Paillé les a déjà formulées avant l'été. Mais depuis la mi-août, Nicolas Sarkozy a donné son accord au projet de fusion (lire ci-contre). «Dans les réunions avec Nicolas, il a toujours un avis décalé, c'est son style», note un proche du ministre d'État. Cet ancien directeur d'hôpital passé par le PSU de Rocard, et le centrisme militant a toujours pratiqué le contre-pied, quittant François Bayrou, dont il était un intime, après sa défaite aux présidentielles de 2002.
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